| dimanche 25 octobre 2009, a 23:04 |
| Carotte sauvage... |
La chanson de la fleur
Je suis un mot gentil dit et répété Par la voix de la Nature ; Je suis une étoile tombée de la Tente bleue sur le tapis vert. Je suis la fille des éléments Avec lesquels l'Hiver a procréé ; A qui le Printemps a donné naissance ; je fus Érigée dans le giron de l'Été et je Me suis endormie dans le lit de l'Automne.
A l'aube, je m'unis à la brise Pour annoncer la venue de la lumière ; Le soir, je rejoins les oiseaux Dans leur salut à la lumière.
Les plaines sont ornées de Mes belles couleurs, et l'air Est embaumé par mon parfum.
Quand j'étreins le Soleil, les yeux de La nuit me regardent, et quand je M'éveille, je regarde le Soleil, qui est L'œil unique du jour.
Je bois la rosée comme du vin, je prête l'oreille Aux voix des oiseaux et je danse Sur le mouvement rythmé de l'herbe.
Je suis le cadeau de l'amant ; Je suis la guirlande des noces ; Je suis le souvenir d'un moment de bonheur ; Je suis le dernier cadeau du vivant au mort ; Je suis une part de joie et une part de chagrin.
Mais je regarde vers le haut pour ne voir que la lumière, Et ne regarde jamais vers le bas pour voir mon ombre, C'est une sagesse que l'homme devrait apprendre.
Khalil Gibran |
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:03 |
| Carotte sauvage |
|
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:03 |
| Pâquerette... |
"Elle effeuillait une pâquerette.
Elle maniait cette fleur, d'instinct, innocemment, sans se douter qu'effeuiller une pâquerette, c'est éplucher un coeur ..."
Victor Hugo (Les misérables).
|
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:02 |
| Pâquerette... |
Amour
La paquerette à l'aurore vermeille A fait sécher ses pleurs. Viens avec moi pour orner ta corbeille Des plus tendres couleurs. Jeune fille aux yeux noirs, oui, bien plus que moi-même, O ! je t'aime, je t'aime...
Charles Levesque |
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:02 |
| Pâquerette... |
|
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:02 |
| Pâquerette... |
|
|
| dimanche 25 octobre 2009, a 23:01 |
| Pâquerette |
|
|
| samedi 17 octobre 2009, a 23:41 |
| Nuages... et bonne nuit ! |
Les nuages
O nuages aimés! Vous vers qui, tout enfant, Je bondissais saisi d'une joie éperdue, Fleurs de l'azur, voiliers légers de l'étendue, Clairs troupeaux que rassemble et disperse le vent!
Vous qui montez, ainsi qu'un choeur d'Océanides, Du seuil tumultueux des flots ensoleillés Dans le grand ciel rempli d'effluves printaniers; Vous qui portez la vie en vos formes splendides!
Virginité des jours sereins, blancs vagabonds, Ondoyantes vapeurs que la vallée exhale, Vous qu'entraîne à son gré la brise matinale Et dont les clairs lambeaux flottent aux flancs des monts.
Vous entre tous, amour des âmes nostalgiques, Beaux nuages ardents de notre arrière-été, Qui, le soir, évoquez, dans la calme clarté, On ne sait quel pays aux profondeurs magiques!
Vous enfin, messagers paisibles du soleil, Duvet aérien qu'un premier reflet dore, Effeuillement lointain des roses de l'aurore, Flocons de pourpre épars dans l'orient vermeil!
Passants légers vêtus d'azur, d'or ou de flammes, Que suivaient autrefois mes rêves ingénus, Un jour viendra peut-être, ô divins inconnus, Où votre grâce seule enchantera les âmes!
La terre, que vêtit, en des temps fortunés, L'immense et virginal frisson de la verdure, Dépouille peu à peu son antique parure; Un jour brutal descend dans ses flancs profanés.
Quand rien ne restera de ses splendeurs sauvages, Et que l'homme, gardant son rêve de beauté, Verra partout l'horreur d'un monde dévasté, Ses yeux se lèveront vers vous, libres nuages.
Fernand Severin
|
|
| samedi 17 octobre 2009, a 23:41 |
| Nuages... |
"J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !..."
Charles Baudelaire |
|
| samedi 17 octobre 2009, a 23:41 |
| Nuages |
"Là-bas, sur mon front passent les nuages. Qu'ils sont beaux, mon âme ! et qu'ils sont légers, Ces lointains amis des calmes bergers ! S'en vont-ils portant de divins messages, Ces blancs messagers ?..."
Léon Dierx
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 23:09 |
| Salsepareille, un bouquet parfumé pour vous qui par là passez... |
Green
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.
J'arrive tout couvert encore de rosée Que le vent du matin vient glacer à mon front. Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête Toute sonore encor de vos derniers baisers; Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête. Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Paul Verlaine
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 23:08 |
| salsepareille... |
La salsepareille (liseron épineux, et en corse " a rezza".) aux feuilles vernissées en forme de coeur, et aux fleurs blanches et jaunes en grappe très parfumées, d'un suave parfum de miel... et en passant près de ces ronciers, on a comme l'agréable impression de sentir l'odeur musquée d'une ruche sauvage...
La salsepareille est avant tout une plante médicinale et aussi connue pour être le mets favori des Schtroumpfs!
Ces fruits ne sont pas toxiques mais n'ont d'intérêt gustatif que pour les oiseaux qui les ressèmeront... |
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 23:08 |
| salsepareille... |
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 23:08 |
| salsepareille... |
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 23:08 |
| salsepareille... |
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 22:59 |
| Salsepareille... |
|
|
| mercredi 14 octobre 2009, a 22:59 |
| Salsepareille |
|
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:44 |
| Couleur d'été, papillons, achillée, chardon doré... Bon dimanche ! |
"Toute une bohème de papillons s'ébattait dans les achillées, les trèfles et les folles avoines..."
Victor Hugo ((Les misérables) |
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:43 |
| Demi deuil et achillée... |

Le papillon
Le papillon veut se marier, et comme vous le pensez bien, il prétend choisir une fleur jolie entre toutes les fleurs.
Elles sont en grand nombre et le choix dans une telle quantité est embarrassant. Le papillon vole tout droit vers les pâquerettes. C'est une petite fleur que les Français nomment aussi marguerite.
Lorsque les amoureux arrachent ses feuilles, à chaque feuille arrachée ils demandent : - M'aime-t-il ou m'aime-t-elle un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ? La réponse de la dernière feuille est la bonne.
Le papillon l'interroge : - Chère dame Marguerite, dit-il, vous êtes la plus avisée de toutes les fleurs. Dites-moi, je vous prie, si je dois épouser celle-ci ou celle-là.
La marguerite ne daigna pas lui répondre. Elle était mécontente de ce qu'il l'avait appelée dame, alors qu'elle était encore demoiselle, ce qui n'est pas du tout la même chose. Il renouvela deux fois sa question, et, lorsqu'il vit qu'elle gardait le silence, il partit pour aller faire sa cour ailleurs. On était aux premiers jours du printemps. Les crocus et les perce-neige fleurissaient à l'entour.
- Jolies, charmantes fleurettes ! dit le papillon, mais elles ont encore un peu trop la tournure de pensionnaires. Comme les très jeunes gens, il regardait de préférence les personnes plus âgées que lui.
Il s'envola vers les anémones ; il les trouva un peu trop amères à son goût. Les violettes lui parurent trop sentimentales.
La fleur de tilleul était trop petite, et de plus, elle avait une trop nombreuse parenté.
La fleur de pommier rivalisait avec la rose, mais elle s'ouvrait aujourd'hui pour périr demain, et tombait au premier souffle du vent ; un mariage avec un être si délicat durerait trop peu de temps.
La fleur des pois lui plut entre toutes ; elle est blanche et rouge, fraîche et gracieuse ; elle a beaucoup de distinction, et en même temps, elle est bonne ménagère et ne dédaigne pas les soins domestiques. Il allait lui adresser sa demande, lorsqu'il aperçut près d'elle une cosse à l'extrémité de laquelle pendait une fleur desséchée : - Qu'est-ce cela ? fit-il. - C'est ma sœur, répondit Fleur des Pois. - Vraiment, et vous serez un jour comme cela ! s'écria le papillon qui s'enfuit.
Le chèvrefeuille penchait ses branches en dehors d'une haie ; il y avait là une quantité de filles toutes pareilles, avec de longues figures au teint jaune. - A coup sûr, pensa le papillon, il était impossible d'aimer cela.
Le printemps passa, et l'été après le printemps. On était à l'automne, et le papillon n'avait pu se décider encore. Les fleurs étalaient maintenant leurs robes les plus éclatantes ; en vain, car elles n'avaient plus le parfum de la jeunesse.
C'est surtout à ce frais parfum que sont sensibles les cœurs qui ne sont plus jeunes ; et il y en avait fort peu, il faut l'avouer, dans les dahlias et dans les chrysanthèmes.
Aussi le papillon se tourna-t-il en dernier recours vers la menthe. Cette plante ne fleurit pas, mais on peut dire qu'elle est fleur tout entière, tant elle est parfumée de la tête au pied ; chacune de ses feuilles vaut une fleur, pour les senteurs qu'elle répand dans l'air. «C'est ce qu'il me faut, se dit le papillon ; je l'épouse. » Et il fit sa déclaration.
La menthe demeura silencieuse et guindée, en l'écoutant. A la fin elle dit : - Je vous offre mon amitié, s'il vous plaît, mais rien de plus. Je suis vieille, et vous n'êtes plus jeune. Nous pouvons fort bien vivre l'un pour l'autre ; mais quant à nous marier ... sachons à notre âge éviter le ridicule.
C'est ainsi qu'il arriva que le papillon n'épousa personne. Il avait été trop long à faire son choix, et c'est une mauvaise méthode. Il devint donc ce que nous appelons un vieux garçon.
L'automne touchait à sa fin ; le temps était sombre, et il pleuvait. Le vent froid soufflait sur le dos des vieux saules au point de les faire craquer. Il n'était pas bon vraiment de se trouver dehors par ce temps-là ; aussi le papillon ne vivait-il plus en plein air.
Il avait par fortune rencontré un asile, une chambre bien chauffée où régnait la température de l'été. Il y eût pu vivre assez bien, mais il se dit : « Ce n'est pas tout de vivre ; encore faut-il la liberté, un rayon de soleil et une petite fleur. » Il vola vers la fenêtre et se heurta à la vitre.
On l'aperçut, on l'admira, on le captura et on le ficha dans la boîte aux curiosités.
« Me voici sur une tige comme les fleurs, se dit le papillon. Certainement, ce n'est pas très agréable ; mais enfin on est casé : cela ressemble au mariage. » Il se consolait jusqu'à un certain point avec cette pensée.
« C'est une pauvre consolation », murmurèrent railleusement quelques plantes qui étaient là dans des pots pour égayer la chambre.
« Il n'y a rien à attendre de ces plantes bien installées dans leurs pots, se dit le papillon ; elles sont trop à leur aise pour être humaines. »

Hans Christian Andersen |
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:43 |
| Demi deuil et achillée |
|
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:42 |
| Vulcain et chardon doré... |
" Voici le Vulcain rapide
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau ..."
Gérard de Nerval (Bohême) |
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:42 |
| Vulcain et chardon doré... |
|
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:41 |
| Vulcain et chardon doré... |
|
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:41 |
| Vulcain et chardon doré |
|
|
| samedi 10 octobre 2009, a 23:40 |
| Achillée |
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:34 |
| Voilier... |
Comme un voilier
Je suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin, Et part vers l'océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « Il est parti ! »
Parti vers où ? Parti de mon regard, c'est tout ! Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter Sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, Pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi Dit : « Il est parti ! » il y en a d'autres qui le voyant poindre à l'horizon Et venir vers eux s'exclament avec joie : « Le voilà ! »
C'est ça la mort ! Il n'y a pas de morts. Il y a des vivants sur les deux rives.
William Blake
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:33 |
| Porto Vecchio... |
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:31 |
| Porto Vecchio... |
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:30 |
| Porto Vecchio... |
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:27 |
| Porto Vecchio... |
|
|
| dimanche 04 octobre 2009, a 23:26 |
| Porto Vecchio... |
|
|
|
| Présentation |  "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Antoine de Saint Exupery
Bonjour,
Je vous remercie de passer me rendre visite, mais soyez indulgents , je ne suis qu'une novice... ( un peu moins quand même... ce blog vient de souffler sa première bougie ce 18 novembre !)
Je viens traîner mes galoches par ici, tout simplement pour partager avec vous mon engouement pour la poésie et la nature, pour "mon" île de Beauté, que j'ai abandonnée il y a quelques années pour la belle Provence...
Et sans défiance, je mets en ligne des sujets qui vont paraître disparates les uns des autres, mais qui ont cependant un point commun : notre terre et l'humain que nous nous devons de respecter ...
Pace e salute...
Lily
0 COMMENTAIRE(S) ?...Pourtant je sais que vous êtes passé(e) par là... L'air est encore embaumé de votre fragrance... Et sur le chemin de vos pas la trace...
Alors vous inconnu(e) qui me lisez ne restez pas ainsi dans l'anonymat... Juste une petite "bafouille"...
Merci...
sourire...
(*-*)
Si vous avez un blog, veuillez laisser votre adresse, je vous rendrai visite avec plaisir...
*Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur la "main" quand vous déplacez la souris !
**Vous pouvez mettre sur pause le lecteur de musique, en cours, et selectionner une autre chanson si vous le souhaitez !
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|