Tu rangeais en chantant pour le repas du soir Le pain blond, du laitage et le fruit de nos treilles, Autour d'un rayon d'or formé par les abeilles ; Et te voici qui viens tout près de moi t'asseoir.
Il a plu ; l'air mouillé répand une odeur verte, Le fifre d'un insecte invisible au plafond Alterne avec le bruit que les gouttes d'eau font Sur des feuilles au bord de la croisée ouverte.
Nous rêvons, accoudés sur la nappe, devant Les mets simples auxquels nul de nous deux ne touche. Nous nous taisons ; parfois tu poses sur ma bouche Ton bras nu qui frissonne au souffle frais du vent.
La fenêtre faisant un cadre au paysage Se peint avec les bois et l'horizon natal Sur les flancs ronds et purs d'un vase de cristal Dont le courbe miroir nous grossit le visage.
Là-bas, le ciel d'automne est rouge et soucieux. Ô doux et longs instants d'amour ! Le crépuscule Décolore déjà l'univers minuscule Qui diaprait l'azur de la buire et nos yeux.
Ton coeur frappe à la place où ma tête s'appuie, Nous écoutons les fruits tomber dans le jardin, Pensifs, et tressaillant ensemble quand, soudain, Le vent secoue un arbre encor chargé de pluie.
Alors, et bénissant le jour qui va finir, Comme deux voyageurs, d'un regard en arrière, Nous laissons dans l'ardeur d'une même prière Et nos mains et nos voix et nos âmes s'unir.
Calmes voluptueux, avec des encensoirs Et des rythmes lointains par le soir solitaire, Claire heure alanguissante et fondante des soirs, Le soir sur des lits d'or s'endort avec la terre, Sous des rideaux de pourpre, et longuement se tait !...
Oh, je voudrais tant que tu te souviennes, Des jours heureux quand nous étions amis, Dans ce temps là, la vie était plus belle, Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Tu vois je n'ai pas oublié. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi, Et le vent du nord les emporte, Dans la nuit froide de l'oubli. Tu vois, je n'ai pas oublié, La chanson que tu me chantais...
C'est une chanson, qui nous ressemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Nous vivions, tous les deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Et la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit. Et la mer efface sur le sable, Les pas des amants désunis. Nous vivions, tous les deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Et la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit. Et la mer efface sur le sable, Les pas des amants désunis...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi Mais mon amour silencieux et fidèle Sourit toujours et remercie la vie Je t'aimais tant, tu étais si jolie, Comment veux-tu que je t'oublie ? En ce temps-là, la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui Tu étais ma plus douce amie Mais je n'ai que faire des regrets Et la chanson que tu chantais Toujours, toujours je l'entendrai !
En ces fleurs que le soir mélancolique étale, C'est l'âme des printemps fanés qui, pour un jour, Remonte, et de corolle en corolle s'exhale, Comme soupirs de rêve et sourires d'amour...
...Tardives floraisons du jardin qui décline, Vous avez la douceur exquise et le parfum Des anciens souvenirs, si doux, malgré l'épine De l'illusion morte et du bonheur défunt.
Chloé, jeune, jolie, et surtout fort coquette, Tous les matins, en se levant, Se mettait au travail, j'entends à sa toilette ; Et là, souriant, minaudant, Elle disait à son cher confident Les peines, les plaisirs, les projets de son âme. Une abeille étourdie arrive en bourdonnant. Au secours ! Au secours ! Crie aussitôt la dame : Venez, Lise, Marton, accourez promptement ; Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment Aux lèvres de Chloé se pose. Chloé s'évanouit, et Marton en fureur Saisit l'abeille et se dispose A l'écraser. Hélas ! Lui dit avec douceur L'insecte malheureux, pardonnez mon erreur ; La bouche de Chloé me semblait une rose, Et j'ai cru... ce seul mot à Chloé rend ses sens. Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère : D'ailleurs sa piqûre est légère ; Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens. Que ne fait-on passer avec un peu d'encens !
"Papillon aux ailes antérieures noires avec des reflets bleus ou verts, comportant 6 tâches rouges bien nettes, et aux ailes postérieures rouges à bordure noire, avec de longues antennes renflées au bout. Sa coloration rouge et noire éloigne les prédateurs en les avertissant de sa toxicité. Les zygènes sont à peu près les seuls papillons qui survivent dans le flacon de cyanure traditionnel des entomologistes. D'autre part, ils ne sont pas attaqués par les prédateurs habituels des papillons (reptiles, oiseaux, chauves-souris). Ces deux faits ont une explication commune: la zygène sécrète par la base de sa trompe un liquide volatil fortement toxique, à base d'acide cyanhydrique. Les tissus de la zygène sont imprégnés de cet acide ."
Stictoleptura Cordigera, ou lepture porte coeur, devenu rare, est un insecte voyant qui possède des élytres rouge vif présentant chacune une tache suturale noire. Lorsque les élytres sont repliées sur le dos, ces deux taches forment vaguement un cœur.
Mais quand le jour sur les vagues tremblantes S'en va mourir ; quand, souriant encor, Le vieux soleil glace de pourpre et d'or Le vert changeant des mers étincelantes, Dans des lointains fuyants et veloutés, En enfonçant ma pensée et ma vue, J'aime à créer des mondes enchantés Baignés des eaux d'une mer inconnue. L'ardent désir, des obstacles vainqueur, Trouve, embellit des rives bocagères, Des lieux de paix, des îles de bonheur, Où, transporté par les douces chimères, Je m'abandonne aux songes de mon coeur.
Quand le Soleil lave sa tête blonde En l'Océan, l'humide et noire nuit Un coi sommeil, un doux repos sans bruit Epand en l'air, sur la terre et sous l'onde.
Mais ce repos, qui soulage le monde De ses travaux, est ce qui plus me nuit, Et d'astres lors si grand nombre ne luit, Que j'ai d'ennuis et d'angoisse profonde.
Puis quand le ciel de rougeur se colore, Ce que je puis de plaisir concevoir Semble renaître avec la belle aurore.
Mais qui me fait tant de biens recevoir ? Le doux espoir que j'ai de bientôt voir L'autre Soleil, qui la terre décore.
l'air était doux ; les eaux Se plaignaient contre l'arche à doux bruit, et la vague De la vieille cité berçait l'image vague ; Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.
"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Antoine de Saint Exupery
Bonjour,
Je vous remercie de passer me rendre visite, mais soyez indulgents , je ne suis qu'une novice... ( un peu moins quand même... ce blog vient de souffler sa première bougie ce 18 novembre !)
Je viens traîner mes galoches par ici, tout simplement pour partager avec vous mon engouement pour la poésie et la nature, pour "mon" île de Beauté, que j'ai abandonnée il y a quelques années pour la belle Provence...
Et sans défiance, je mets en ligne des sujets qui vont paraître disparates les uns des autres, mais qui ont cependant un point commun : notre terre et l'humain que nous nous devons de respecter ...
Pace e salute...
Lily
0 COMMENTAIRE(S) ?...Pourtant je sais que vous êtes passé(e) par là... L'air est encore embaumé de votre fragrance... Et sur le chemin de vos pas la trace...
Alors vous inconnu(e) qui me lisez ne restez pas ainsi dans l'anonymat... Juste une petite "bafouille"...
Merci...
sourire...
(*-*)
Si vous avez un blog, veuillez laisser votre adresse, je vous rendrai visite avec plaisir...
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