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Fium'orbu... Mots et maux, des mots pour adoucir les maux...
jeudi 02 octobre 2008, a 19:01
A vous et bonne soirée !

Clic !

jeudi 25 septembre 2008, a 22:42
Bonifacio... et bonne nuit !

 

Les mouettes 

Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé,
Tels des gris souvenirs pleines de douceurs secrètes
Voltigeant dans un coeur souffrant, mais apaisé.

L'une, dans les clartés rouges et violettes,
D'un coucher de soleil, fend le ciel embrasé,
Une autre comme un trait,

plonge dans les eaux muettes
Ou se suspend au flot lentement balancé.

Nul oiseau vagabond n'a de plus longues ailes
De plus libres destins, ni d'amours plus fidèles
Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts

Et j'aime leurs ébats, car les mouettes grises
Que berce la marée et qu'enivrent les brises
Sont les grands papillons qui butinent les mers.

Jules Lemaître



jeudi 25 septembre 2008, a 22:38
Mouette de Bonifacio...

jeudi 25 septembre 2008, a 22:36
Mouette de Bonifacio...

jeudi 25 septembre 2008, a 22:33
Mouette de Bonifacio...

jeudi 25 septembre 2008, a 22:22
Mouette de Bonifacio...

jeudi 25 septembre 2008, a 22:21
Mouette de Bonifacio

jeudi 18 septembre 2008, a 23:13
Coucher de soleil et bonne nuit !

 

Coucher de soleil

 

Le couchant s'illumine ainsi qu'une fournaise

Sous les derniers rayons d'un chaud soleil d'été ;

Les nuages, au ciel, ont des rougeurs de braise

Sur les bords arrondis de leur groupe ouaté.

 

Mon oeil surpris contemple une immense cimaise

Faite d'un voile pourpre et d'un voile bleuté, 

Un groupe fantastique est taillé dans la glaise

D'un lourd nuage sombre au front ensanglanté.

 

Tandis que dans le ciel de longs rayons flamboient

La nuit coule sans bruit et remplit le vallon...

Dans son ombre bientôt toutes choses se noient !

 

Narcisse Sellier

 



jeudi 18 septembre 2008, a 23:10
crépuscule...

jeudi 18 septembre 2008, a 23:05
crépuscule...

jeudi 18 septembre 2008, a 22:42
Crépuscule...

 

 

C'est l'heure fauve qui explose
Sur l'abat-jour tendre de la nuit!
Paré d'ors et d'ardentes flammes
Le ciel s'embrase d'euphorie!
L'aube douce qui s'enfuit
Colliers d'opale cerclés d'étoiles
Songes gorgés d'envies,
M'électrise de frénésie!
Le crépuscule flamboie d'espoir
Incandescent brasier de joie
Il ravive mon coeur dans le désarroi!

 

Claudie

 

 

jeudi 18 septembre 2008, a 22:38
Crépuscule

dimanche 07 septembre 2008, a 23:18
Les poètes disparus...

Robert_Doisneau3.jpg

 

Robert Doisneau

 

Que serais-je sans toi

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

Louis Aragon

 

 



jeudi 04 septembre 2008, a 23:48
Le phare de la Chiappa...

 

Le phare de la Chiappa

 

Ce phare a été mis en service en 1845. Il est situé sur la pointe de la Chiappa au sud-est du golfe de Porto-Vecchio. Le phare signale l'approche des Bouches de Bonifacio plus au sud. D'une hauteur de 16 mètres, il est construit à 64 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

jeudi 04 septembre 2008, a 23:47
Porto Vecchio, le phare de la Chiappa

jeudi 04 septembre 2008, a 23:47
Porto Vecchio...

jeudi 04 septembre 2008, a 23:46
Porto Vecchio...

 

 

Le bateau ivre

 

         Comme je descendais des Fleuves impassibles,
             Je ne me sentais plus tiré par les haleurs :
      Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
            Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

 

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands et de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

 

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

 

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

 

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

 

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

 

Où, teignant tout à coup les bleuiés, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

 

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : Je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelques fois ce que l'homme a cru voir !

 

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

 

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

 

J'ai suivi, des mois pleins, pareilles aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

 

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux des panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

 

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

 

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

 

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instant.

 

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

 

Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabotteurs aux yeux blonds.
Et je voguais lorqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir à reculons !

 

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repéché la carcasse ivre d'eau ;

 

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

 

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient couler à coups de trique
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

 

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

 

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future vigueur ? -

 

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

 

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

 

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leurs sillages aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

 

Arthur Rimbaud

 

 

jeudi 04 septembre 2008, a 23:46
Porto Vecchio ...

jeudi 04 septembre 2008, a 23:45
Porto Vecchio...

jeudi 04 septembre 2008, a 23:45
Porto Vecchio

mardi 02 septembre 2008, a 23:48
Pinia, au bord de la mer, souvenir de vacances...

 

Le domaine préservé de Pinia dans le Fiumorbo, avec sa belle pinède et ses quatre kilomètres de plage de sable fin...

 



mardi 02 septembre 2008, a 23:42
Au bord de la mer...

 

"La mer est un espace de vigueur et de liberté."

 

Victor Hugo

 

mardi 02 septembre 2008, a 23:42
Au bord de la mer...

mardi 02 septembre 2008, a 23:41
Je te l'ai dit pour les nuages, souvenir de vacances...

 

 

Je te l'ai dit pour les nuages

 

Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.


Paul Éluard

 

mardi 02 septembre 2008, a 23:32
Ciel d'été dans mon île...

mardi 02 septembre 2008, a 23:27
Ciel d'été dans mon île...

mardi 02 septembre 2008, a 23:15
Ciel d'été au crépuscule

jeudi 28 août 2008, a 18:48
Les poètes disparus...

baiser20joue_doisneau_2.jpg

 

Robert Doisneau, baisers

 

Aimer à perdre la raison

 

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison


 

Louis Aragon

 

 



jeudi 17 juillet 2008, a 23:39
" En-tête d'été "... Chanson d'été... juste le temps d'un été...

 

Cascade, Auriol, clic  !

 

Chanson d'été

 

Le soleil brûlant
Les fleurs qu'en allant
Tu cueilles,
Viens fuir son ardeur
Sous la profondeur
Des feuilles.

Cherchons les sentiers
A demi frayés
Où flotte,
Comme dans la mer,
Un demi-jour vert
De grotte.

Des halliers touffus
Un soupir confus
S'éléve
Si doux qu'on dirait
Que c'est la forêt
Qui rêve...

Chante doucement ;
Dans mon coeur d'amant
J'adore
Entendre ta voix
Au calme du bois
Sonore.

L'oiseau, d'un élan,
Courbe, en s'envolant,
La branche
Sous l'ombrage obscur
La source au flot pur
S'épanche.

Viens t'asseoir au bord
Où les boutons d'or
Foisonnent...
Le vent sur les eaux
Heurte les roseaux
Qui sonnent.

Et demeure ainsi
Toute au doux souci
De plaire,
Une rose aux dents,
Et ton pied nu dans
L'eau claire.

 

Albert Samain

 



vendredi 22 août 2008, a 11:39
Coucou me revoilou !

Clic !

 

Coucou, me revoilou !