| samedi 30 mai 2009, a 23:56 |
| Genêt |
Les genêts
Les genêts, doucement balancés par la brise, Sur les vastes plateaux font une boule d'or ; Et tandis que le pâtre à leur ombre s'endort, Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;
Cette fleur qui le fait rêver d'amour, le soir, Quand il roule du haut des monts vers les étables, Et qu'il croise en chemin les grands boeufs vénérables Dont les doux beuglements appellent l'abreuvoir ;
cette fleur toute d'or, de lumière et de soie, En papillons posée au bout des brins menus, Et dont les lourds parfums semblent être venus De la plage lointaine où le soleil se noie...
Certes, j'aime les prés où chantent les grillons, Et la vigne pendue aux flancs de la colline, Et les champs de bleuets sur qui le blé s'incline, Comme sur des yeux bleus tombent des cheveux blonds.
Mais je préfère aux prés fleuris, aux grasses plaines, Aux coteaux où la vigne étend ses pampres verts, Les sauvages sommets de genêts recouverts, Qui font au vent d'été de si fauves haleines.
* * *
Vous en souvenez-vous, genêts de mon pays, Des petits écoliers aux cheveux en broussailles Qui s'enfonçaient sous vos rameaux comme des cailles, Troublant dans leur sommeil les lapins ébahis ?
Comme l'herbe était fraîche à l'abri de vos tiges ! Comme on s'y trouvait bien, sur le dos allongé, Dans le thym qui faisait, aux sauges mélangé, Un parfum enivrant à donner des vertiges !
Et quelle émotion lorsqu'un léger froufrou Annonçait la fauvette apportant la pâture, Et qu'en bien l'épiant on trouvait d'aventure Son nid plein d'oiseaux nus et qui tendaient le cou !
Quel bonheur, quand le givre avait garni de perles Vos fins rameaux émus qui sifflaient dans le vent, - Précoces braconniers, - de revenir souvent Tendre en vos corridors des lacets pour les merles.
* * *
Mais il fallut quitter les genêts et les monts, S'en aller au collège étudier des livres, Et sentir, loin de l'air natal qui vous rend ivres, S'engourdir ses jarrets et siffler ses poumons ;
Passer de longs hivers dans des salles bien closes, A regarder la neige à travers les carreaux, Éternuant dans des auteurs petits et gros, Et soupirant après les oiseaux et les roses ;
Et, l'été, se haussant sur son banc d'écolier, Comme un forçat qui, tout en ramant, tend sa chaîne, Pour sentir si le vent de la lande prochaine Ne vous apporte pas le parfum familier.
* * *
Enfin, la grille s'ouvre ! on retourne au village ; Ainsi que les genêts notre âme est tout en fleurs, Et dans les houx remplis de vieux merles siffleurs, On sent un air plus pur qui vous souffle au visage.
On retrouve l'enfant blonde avec qui cent fois On a jadis couru la forêt et la lande ; Elle n'a point changé, - sinon qu'elle est plus grande, Que ses yeux sont plus doux et plus douce sa voix.
" Revenons aux genêts ! - Je le veux bien ? " dit-elle. Et l'on va côte à côte, en causant, tout troublés Par le souffle inconnu qui passe sur les blés, Par le chant d'une source ou par le bruit d'une aile.
Les genêts ont grandi, mais pourtant moins que nous ; Il faut nous bien baisser pour passer sous leurs branches, Encore accroche-t-elle un peu ses coiffes blanches ; Quant à moi, je me mets simplement à genoux.
Et nous parlons des temps lointains, des courses folles, Des nids ravis ensemble, et de ces riens charmants Qui paraissent toujours si beaux aux coeurs aimants Parce que les regards soulignent les paroles.
Puis le silence ; puis la rougeur des aveux, Et le sein qui palpite, et la main qui tressaille, Au loin un tendre appel de ramier ou de caille... Comme le serpolet sent bon dans les cheveux !
Et les fleurs des genêts nous font un diadème ; Et, par l'écartement des branches, haut dans l'air. Paraît comme un point noir l'alouette au chant clair Qui, de l'azur, bénit le coin d'ombre où l'on aime !...
Ah ! de ces jours lointains, si lointains et si doux, De ces jours dont un seul vaut une vie entière, - Et de la blonde enfant qui dort au cimetière, - Genêts de mon pays, vous en souvenez-vous ?
François Fabié |
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| samedi 30 mai 2009, a 23:55 |
| Genêt |
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| samedi 30 mai 2009, a 23:53 |
| Cuivré commun |
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| samedi 30 mai 2009, a 23:42 |
| Millepertuis... |
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| samedi 30 mai 2009, a 23:41 |
| Herbe de la Saint Jean |
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| mardi 26 mai 2009, a 00:06 |
| Rose |
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant : « Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle ! »
Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serais sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène |
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| mardi 26 mai 2009, a 00:04 |
| Rose... |
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| lundi 25 mai 2009, a 23:36 |
| Rose... |
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| lundi 25 mai 2009, a 23:35 |
| rose... |
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| lundi 25 mai 2009, a 23:31 |
| Rose... |
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| lundi 25 mai 2009, a 23:16 |
| Rose |
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| samedi 23 mai 2009, a 12:27 |
| Argus bleu et immortelle... |
Les papillons du Détroit
Vous qui vivez de l'autre côté de la mer aux regards lumineux qui savez lire dans la ligne de la main les chemins du futur racontez-moi l'usure du temps et le secret des paroles ancestrales
J'ai vu dans mes rêves vos mains blanches écrire la transparence du lendemain sur les visages des voyageurs qui cachaient leurs larmes au moment du départ
J'entends encore le murmure des vagues se mêler au sel de vos sourires et le vent de l'Est caresser avec ses doigts vos chevelures
Dites-moi papillons du Détroit pourquoi nos jours passent devant nos yeux comme des étoiles filantes et notre vie est tellement courte très courte.
Mohamed El jerroudi
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| samedi 23 mai 2009, a 12:16 |
| Argus bleu et immortelle... |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:40 |
| Argus bleu et immortelle |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:35 |
| Argus bleu et genêt |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:35 |
| Zygène et valériane |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:35 |
| Lin bleu |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:34 |
| Trèfle étoilé |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:34 |
| Centaurée... |
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| vendredi 22 mai 2009, a 23:34 |
| Centaurée |
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| samedi 16 mai 2009, a 23:57 |
| Au bord de l'eau... |
Musique sur l'eau
Oh ! Écoute la symphonie ; Rien n'est doux comme une agonie Dans la musique indéfinie Qu'exhale un lointain vaporeux ;
D'une langueur la nuit s'enivre, Et notre coeur qu'elle délivre Du monotone effort de vivre Se meurt d'un trépas langoureux.
Glissons entre le ciel et l'onde, Glissons sous la lune profonde ; Toute mon âme, loin du monde, S'est réfugiée en tes yeux,
Et je regarde tes prunelles Se pâmer sous les chanterelles, Comme deux fleurs surnaturelles Sous un rayon mélodieux.
Oh ! écoute la symphonie ; Rien n'est doux comme l'agonie De la lèvre à la lèvre unie Dans la musique indéfinie...
Albert Samain |
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| samedi 16 mai 2009, a 23:37 |
| Ciste blanc |
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| samedi 16 mai 2009, a 23:37 |
| Ciste blanc |
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| samedi 16 mai 2009, a 23:36 |
| Hélianthème d'Oeland |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:34 |
| Rose... |
Les roses d'Ispahan
Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse, Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l'oranger Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce, O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.
Ta lèvre est de corail, et ton rire léger Sonne mieux que l'eau vive et d'une voix plus douce, Mieux que le vent joyeux qui berce l'oranger, Mieux que l'oiseau qui chante au bord du nid de mousse.
Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse, La brise qui se joue autour de l'oranger Et l'eau vive qui flue avec sa plainte douce Ont un charme plus sûr que ton amour léger !
O Leïlah ! depuis que de leur vol léger Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce, Il n'est plus de parfum dans le pâle oranger, Ni de céleste arome aux roses dans leur mousse.
L'oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse, Ne chante plus parmi la rose et l'oranger ; L'eau vive des jardins n'a plus de chanson douce, L'aube ne dore plus le ciel pur et léger.
Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger, Revienne vers mon coeur d'une aile prompte et douce, Et qu'il parfume encor les fleurs de l'oranger, Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse !
Charles-Marie Leconte de Lisle |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:34 |
| Rose... |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:34 |
| Rose... |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:33 |
| Rose |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:33 |
| Flambé et valériane... |
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| jeudi 14 mai 2009, a 23:32 |
| Flambé et valériane |
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| lundi 11 mai 2009, a 23:55 |
| Eglantine... |
L'églantine
Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire, Ne crains pas que sur toi j'ose étendre ma main. Sans en être arrachée orne un moment la terre, Et comme un doux rayon console mon chemin. Quand les tièdes zéphirs s'endorment sous l'ombrage, Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants, Quand l'ombre se répand et brunit le feuillage, Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.
Mais ton front, humecté par le froid crépuscule, Se penche tristement pour éviter ses pleurs ; Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule, Et le soir a changé ta forme et tes couleurs. Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître, Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ; Ta mourante auréole, il la fera renaître, Et ton front reprendra son éclat embaumé.
Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l'ombre Je me cache et je cède à l'abandon du jour ; Mais un rayon d'espoir enchante ma nuit sombre : Il vient de l'autre rive... et j'attends son retour.
Marceline Desbordes Valmore |
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| lundi 11 mai 2009, a 23:53 |
| Eglantine et longicorne... |
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| lundi 11 mai 2009, a 21:56 |
| Eglantine |
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| lundi 11 mai 2009, a 21:55 |
| Aigrette de pissenlit |
Cueillons une fleur de pissenlit, couronnée de ces délicates aigrettes au duvet léger... que l'on dit messagères...
Lançons au vent ces plumets ailés en faisant des souhaits!... |
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| lundi 11 mai 2009, a 21:55 |
| Akène... |
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| lundi 11 mai 2009, a 21:55 |
| Akène... |
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| lundi 11 mai 2009, a 21:54 |
| Akène de salsifi |
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| lundi 11 mai 2009, a 00:19 |
| Sylvain azuré |
Le grillon et le papillon
Un pauvre petit grillon Caché dans l'herbe fleurie Regardait un papillon Voltigeant dans la prairie. L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ; L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ; Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs, Prenant et quittant les plus belles. Ah! disait le grillon, que son sort et le mien Sont différents ! Dame nature Pour lui fit tout, et pour moi rien. je n'ai point de talent, encor moins de figure. Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas : Autant vaudrait n'exister pas. Comme il parlait, dans la prairie Arrive une troupe d'enfants : Aussitôt les voilà courants Après ce papillon dont ils ont tous envie. Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l'attraper ; L'insecte vainement cherche à leur échapper, Il devient bientôt leur conquête. L'un le saisit par l'aile, un autre par le corps ; Un troisième survient, et le prend par la tête : Il ne fallait pas tant d'efforts Pour déchirer la pauvre bête. Oh! oh! dit le grillon, je ne suis plus fâché ; Il en coûte trop cher pour briller dans le monde. Combien je vais aimer ma retraite profonde ! Pour vivre heureux, vivons caché.
Jean-Pierre Claris de Florian |
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| dimanche 10 mai 2009, a 23:42 |
| Sylvain azuré |
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| dimanche 10 mai 2009, a 23:42 |
| Escargot des collines... |
La vie est ce que notre caractère veut qu'elle soit. Nous la façonnons, comme un escargot sa coquille.
Jules Renard |
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| dimanche 10 mai 2009, a 23:42 |
| Escargot des collines... |
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| dimanche 10 mai 2009, a 23:41 |
| Escargot des collines... |
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| dimanche 10 mai 2009, a 23:41 |
| Escargot des collines |
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| samedi 09 mai 2009, a 23:37 |
| Aubepine |
Comme une branche d'aubépine
Comme une branche d'aubépine Dans la fontaine des scintillements Elle est tombée dans mes pensées, Cette parole qu'en tressaillant Sa bouche divine A prononcée, Et qu'à mon tour je te redis.
Comme une branche en fleur détachée De la cime du paradis.
Et la voici, vierge encore, enchantée, Sans qu'une fleur en ait péri, Vivante, rajeunie, toute diamantée.
Charles Van Lerberghe
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| samedi 09 mai 2009, a 23:35 |
| Moyen nacré et valériane... |
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| samedi 09 mai 2009, a 23:32 |
| Moyen nacré et valériane... |
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| samedi 09 mai 2009, a 22:13 |
| Moyen nacré et valériane... |
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| samedi 09 mai 2009, a 22:13 |
| Moyen nacré et valériane |
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| samedi 09 mai 2009, a 22:12 |
| Orchidée sauvage |
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| samedi 09 mai 2009, a 22:12 |
| Abeille et aubépine |
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| mercredi 06 mai 2009, a 20:08 |
| Cascade aux Encanaux et feuille de figuier... |
Au bord de l'eau
S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe, Le voir passer ;
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace, Le voir glisser ;
A l'horizon, s'il fume un toit de chaume, Le voir fumer ;
Aux alentours, si quelque fleur embaume, S'en embaumer ;
Si quelque fruit, où les abeilles goûtent, Tente, y goûter ;
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent, Chante, écouter...
Entendre au pied du saule où l'eau murmure L'eau murmurer ;
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure, Le temps durer ;
Mais n'apportant de passion profonde Qu'à s'adorer ;
Sans nul souci des querelles du monde, Les ignorer ;
Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse, Sans se lasser,
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe, Ne point passer !
René-François Sully Prudhomme |
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| mercredi 06 mai 2009, a 20:02 |
| Cascade aux Encanaux |
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| mercredi 06 mai 2009, a 19:50 |
| Lin campanulé... |
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| mercredi 06 mai 2009, a 18:13 |
| Lin campanulé... |
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| mercredi 06 mai 2009, a 18:13 |
| Lin campanulé |
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| dimanche 03 mai 2009, a 23:27 |
| Pierre de Ronsard, les poètes disparus... |
Ode à Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place, Las, las ses beautés laissé choir ! O vraiment marâtre nature, Puisqu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur, la vieillesse Fera ternir votre beauté.
Pierre de Ronsard
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| dimanche 03 mai 2009, a 23:25 |
| Rose et perles de pluie |
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| dimanche 03 mai 2009, a 22:21 |
| Ciste rose... |
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| dimanche 03 mai 2009, a 22:21 |
| Ciste rose |
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| dimanche 03 mai 2009, a 22:20 |
| Longicorne et ciste rose |
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| samedi 02 mai 2009, a 23:21 |
| Argus vert |
Tu me plais quand tu te tais, car tu es comme absente, et tu m'entends de loin, et ma voix point ne te touche.
On dirait que tes yeux se seraient envolés, et on dirait qu'un baiser t'aurait clos la bouche.
Comme toutes les choses sont emplies de mon âme
tu émerges des choses, de toute mon âme emplie. Papillon de songe, tu ressembles à mon âme, et tu ressembles au mot mélancolie.
Tu me plais quand tu te tais et semble distante. Et tu sembles gémir, papillon dans la berceuse. Et tu m'entends de loin, et ma voix ne t'atteint pas: laisse-moi me taire avec ton silence.
Laisse-moi aussi te parler avec ton silence clair comme une lampe, simple comme un anneau. Tu es comme la nuit, muette et constellée. Ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.
Tu me plais quand tu te tais parce que tu es comme absente.
Distante et endolorie, comme si tu étais morte. Un mot alors, un sourire suffisent.
Et la joie que ce ne soit pas vrai, la joie m'emporte.
Pablo Neruda (Vingt poèmes d'amour, poème XV)
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| samedi 02 mai 2009, a 23:20 |
| Salsifi en bouton |
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| samedi 02 mai 2009, a 23:20 |
| Salsifi |
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| vendredi 01 mai 2009, a 10:35 |
| Un brin de muguet |

Il est revenu, le temps du muguet Jusqu'au banc où je vous attendais Et j'ai vu refleurir L'éclat de vos sourires
Pour vous un brin de muguet
Brin de douceur
Qu'il vous porte bonheur
Tout au long de l'année
Lily |
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| vendredi 01 mai 2009, a 10:29 |
| Francis Lemarque,Le temps du muguet... Les poètes disparus... |
Le temps du muguet
Il est revenu le temps du muguet Comme un vieil ami retrouvé Il est revenu flâner le long des quais Jusqu'au banc où je t'attendais Et j'ai vu refleurir L'éclat de ton sourire Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais Plus longtemps que le mois de mai Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés Pour nous deux rien n'aura changé Aussi belle qu'avant Notre chanson d'amour Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet Comme un vieil ami fatigué Pour toute une année pour se faire oublier En partant il nous a laissé Un peu de son printemps Un peu de ses vingt ans Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.
Francis Lemarque
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| vendredi 01 mai 2009, a 10:16 |
| Premier mai et le temps du muguet... |

Cloches naïves du muguet, Carillonnez ! car voici Mai ! Sous une averse de lumière, Les arbres chantent au verger, Et les graines du potager Sortent en riant de la terre. Carillonnez ! car voici Mai ! Cloches naïves du muguet ! Les yeux brillants, l'âme légère, Les fillettes s'en vont au bois Rejoindre les fées qui, déjà, Dansent en rond sur la bruyère. Carillonnez ! car voici Mai ! Cloches naïves du muguet !
Maurice Carême
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| Présentation |  "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Antoine de Saint Exupery
Bonjour,
Je vous remercie de passer me rendre visite, mais soyez indulgents , je ne suis qu'une novice... ( un peu moins quand même... ce blog vient de souffler sa première bougie ce 18 novembre !)
Je viens traîner mes galoches par ici, tout simplement pour partager avec vous mon engouement pour la poésie et la nature, pour "mon" île de Beauté, que j'ai abandonnée il y a quelques années pour la belle Provence...
Et sans défiance, je mets en ligne des sujets qui vont paraître disparates les uns des autres, mais qui ont cependant un point commun : notre terre et l'humain que nous nous devons de respecter ...
Pace e salute...
Lily
0 COMMENTAIRE(S) ?...Pourtant je sais que vous êtes passé(e) par là... L'air est encore embaumé de votre fragrance... Et sur le chemin de vos pas la trace...
Alors vous inconnu(e) qui me lisez ne restez pas ainsi dans l'anonymat... Juste une petite "bafouille"...
Merci...
sourire...
(*-*)
Si vous avez un blog, veuillez laisser votre adresse, je vous rendrai visite avec plaisir...
*Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur la "main" quand vous déplacez la souris !
**Vous pouvez mettre sur pause le lecteur de musique, en cours, et selectionner une autre chanson si vous le souhaitez !
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