| lundi 24 novembre 2008, a 22:29 |
| Fiumorbo en automne, hortensia et vulcain... |
Voici le "vulcain" rapide, Qui vole comme un oiseau : Son aile noire et splendide Porte un grand ruban ponceau. Dieux ! le "soufré", dans l'espace, Comme un éclair a relui... Mais le joyeux "nacré" passe, Et je ne vois plus que lui !
Comme un éventail de soie, Il déploie Son manteau semé d'argent ; Et sa robe bigarrée Est dorée D'un or verdâtre et changeant.
Gérard de Nerval (les papillons, extrait)
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| lundi 24 novembre 2008, a 22:14 |
| Fiumorbo, hortensias en automne... |
Myrtho
Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse, Au Pausilippe altier, de mille feux brillant, À ton front inondé des clartés de l'Orient, Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.
C'est dans ta coupe aussi que j'avais bu l'ivresse, Et dans l'éclair furtif de ton oeil souriant, Quand aux pieds d'lacchus on me voyait priant, Car la Muse m'a fait l'un des fils de la Grèce.
Je sais pourquoi là-bas le volcan s'est rouvert... C'est qu'hier tu l'avais touché d'un pied agile, Et de cendres soudain l'horizon s'est couvert.
Depuis qu'un duc normand brisa tes dieux d'argile, Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile, Le pâle hortensia s'unit au myrte vert !
Gérard de Nerval
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| vendredi 21 novembre 2008, a 23:35 |
| Fiumorbo en automne...des fruits, des feuilles, des fleurs... |
Green
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.
J'arrive tout couvert encore de rosée Que le vent du matin vient glacer à mon front. Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête Toute sonore encore de vos derniers baisers ; Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête, Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Paul Verlaine
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| jeudi 13 novembre 2008, a 23:33 |
| Fiumorbo en automne... |
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| jeudi 02 octobre 2008, a 19:01 |
| A vous et bonne soirée ! |
Clic ! |
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| mardi 02 septembre 2008, a 23:48 |
| Pinia, au bord de la mer, souvenir de vacances... |
Le domaine préservé de Pinia dans le Fiumorbo, avec sa belle pinède et ses quatre kilomètres de plage de sable fin...
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| mardi 27 mai 2008, a 23:18 |
| Perles de pluie... |
Fiumorbo,Fougère et millepertuis |
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| mardi 27 mai 2008, a 23:07 |
| Perles de pluie |
Fiumorbo, Feuilles de genêt corse |
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| dimanche 18 mai 2008, a 23:27 |
| Four à pain, u fornu |
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Autrefois, chaque famille faisait son pain et chaque village possédait au moins un four à pain (non seulement pour y faire cuire du pain, mais aussi les panettes, les fougasses...). Le pain était cuit une fois par semaine, le samedi. Les femmes étaient chargées de cette tâche. Le vendredi soir, à tour de rôle, elles faisaient chauffer le four avec du bois de bruyère et des fagots de cistes. Le pain fait pour toute la semaine sera conservé dans la pétrin. Une partie de la pâte était prélevée pour servir de levain la semaine suivante. Le jour du pain frais était jour de liesse.
Dans chaque hameau il y en a encore des fours, parfois en ruine, parfois intacts, ne passez pas sans les voir : "i forni", ils sont comme des monuments, vestiges et témoins de la vie d'autrefois du village. |
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| dimanche 18 mai 2008, a 23:23 |
| Fiumorbo, four à pain |
Ode au pain
Nous irons, couronnés d'épis, conquérir terre et pain pour tous, et alors la vie aussi aura forme de pain, elle sera simple et profonde, innombrable et pure. tous les êtres auront droit à la terre et à la vie, et ainsi sera le pain de demain, le pain de chaque bouche, sacré, consacré, parce qu'il sera le produit de la plus longue et la plus dure lutte humaine.
elle n'a pas d'ailes, la victoire terrestre : elle a du pain aux épaules, courageuse elle vole et libère la terre, comme une boulangère que porte le vent.
Pablo Neruda (Odes élémentaires) |
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| mercredi 14 mai 2008, a 23:42 |
| Fiumorbo... |
Clic !
Qu'il est doux à contempler ce paysage! A l'heure où le ciel ploie d'incertitudes A l'heure où dansent en vagues d'écume Les nuages en longue écharpe vaporeuse Sur les hautes cimes figées de certitudes Folâtrant, impétueux, entre les vallons, mystérieux Où vont-ils, ces nuages, dans leur course effrénée? Sans pudeur, ils frôlent les gorges, les lacets Errant, libres, au gré de leurs humeurs Au dessous, dans sa niche de verdure, la vallée profonde Rit et chantonne dans la mousse, les châtaigniers Enivrée par le maquis délicatement parfumé Que la nature est belle, elle scintille Dans son écrin enchanteur, elle m'attire Fiumorbo, je te vois, je vacille!
Claudie
(Magnifique poème, merci ma Claudie)
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| mercredi 14 mai 2008, a 23:17 |
| Fiumorbo |
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| samedi 19 avril 2008, a 22:08 |
| Asphodèles dans le Fiumorbo... |
Clic sur l'image! |
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| mercredi 02 avril 2008, a 17:19 |
| Serra di Fiumorbo |
Clic sur la photo !
A un visiteur qui a oublié de laisser son adresse...
Petit village bordé de grands chênes
Petit village veillant sur la plaine
Parmi les arbousiers et la bruyère
A travers ormes et hêtres
J'aperçois ton vieux clocher
Par ta musique bercée
Dans le ciel d'un soir étoilé
Là où je suis née
Petit village au maquis odorant
Sans cesse paré de fleurs et de baies
Ton majestueux printemps
le parfum des violettes
L'or de tes genêts
Chassent les tempêtes
Là je reviendrai
Voir les papillons danser dans les prés...
Lily |
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| samedi 01 mars 2008, a 18:21 |
| ma liberté |
Isolacciu di Fiumorbu
Ma liberté
Ma liberté Longtemps je t'ai gardée Comme une perle rare Ma liberté C'est toi qui m'as aidé A larguer les amarres Pour aller n'importe où Pour aller jusqu'au bout Des chemins de fortune Pour cueillir en rêvant Une rose des vents Sur un rayon de lune
Ma liberté Devant tes volontés Mon âme était soumise Ma liberté Je t'avais tout donné Ma dernière chemise Et combien j'ai souffert Pour pouvoir satisfaire Tes moindres exigences J'ai changé de pays J'ai perdu mes amis Pour gagner ta confiance
Ma liberté Tu as su désarmer Mes moindres habitudes Ma liberté Toi qui m'as fait aimer Même la solitude Toi qui m'as fait sourire Quand je voyais finir Une belle aventure Toi qui m'as protégé Quand j'allais me cacher Pour soigner mes blessures
Ma liberté Pourtant je t'ai quittée Une nuit de décembre J'ai déserté Les chemins écartés Que nous suivions ensemble Lorsque sans me méfier Les pieds et poings liés Je me suis laissé faire Et je t'ai trahie pour Une prison d'amour Et sa belle geôlière
Et je t'ai trahie pour Une prison d'amour Et sa belle geôlière
Serge Réggiani |
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| Présentation |  "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Antoine de Saint Exupery
Bonjour,
Je vous remercie de passer me rendre visite, mais soyez indulgents , je ne suis qu'une novice... ( un peu moins quand même... ce blog vient de souffler sa première bougie ce 18 novembre !)
Je viens traîner mes galoches par ici, tout simplement pour partager avec vous mon engouement pour la poésie et la nature, pour "mon" île de Beauté, que j'ai abandonnée il y a quelques années pour la belle Provence...
Et sans défiance, je mets en ligne des sujets qui vont paraître disparates les uns des autres, mais qui ont cependant un point commun : notre terre et l'humain que nous nous devons de respecter ...
Pace e salute...
Lily
0 COMMENTAIRE(S) ?...Pourtant je sais que vous êtes passé(e) par là... L'air est encore embaumé de votre fragrance... Et sur le chemin de vos pas la trace...
Alors vous inconnu(e) qui me lisez ne restez pas ainsi dans l'anonymat... Juste une petite "bafouille"...
Merci...
sourire...
(*-*)
Si vous avez un blog, veuillez laisser votre adresse, je vous rendrai visite avec plaisir...
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