De chrysanthèmes en chrysanthèmes Nos amitiés sont en partance De chrysanthèmes en chrysanthèmes La mort potence nos dulcinées De chrysanthèmes en chrysanthèmes Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent De chrysanthèmes en chrysanthèmes Les hommes pleurent les femmes pleuvent
J'arrive j'arrive Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé Encore une fois traîner mes os Jusqu'au soleil jusqu'à l'été Jusqu'au printemps jusqu'à demain J'arrive, j'arrive Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé Encore une fois voir si le fleuve Est encore fleuve voir si le port Est encore port m'y voir encore J'arrive j'arrive Mais pourquoi moi pourquoi maintenant Pourquoi déjà et où aller J'arrive bien sûr, j'arrive Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver
De chrysanthèmes en chrysanthèmes A chaque fois plus solitaire De chrysanthèmes en chrysanthèmes A chaque fois surnuméraire J'arrive j'arrive Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé Encore une fois prendre un amour Comme on prend le train pour plus être seul Pour être ailleurs pour être bien J'arrive j'arrive Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé Encore une fois remplir d'étoiles Un corps qui tremble et tomber mort Brûlé d'amour le coeur en cendres J'arrive j'arrive C'est même pas toi qui est en avance C'est déjà moi qui suis en retard J'arrive, bien sûr j'arrive Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver.
Jacques Brel nous a quittés il y a trente ans, en 1978, et il était né un 8 avril. Deux raisons pour se souvenir de ce prodigieux compositeur et interprète, qui nous a laissé sa voix, ses chansons et sa soif d'amour...
Paroles de la quête, l'une de mes chansons préférées du Grand Jacques, suivies d'une magnifique vidéo!
La quête
Rêver un impossible rêve Porter le chagrin des départs Brûler d'une possible fièvre Partir où personne ne part Aimer jusqu'à la déchirure Aimer, même trop, même mal, Tenter, sans force et sans armure, D'atteindre l'inaccessible étoile Telle est ma quête, Suivre l'étoile Peu m'importent mes chances Peu m'importe le temps Ou ma désespérance Et puis lutter toujours Sans questions ni repos Se damner Pour l'or d'un mot d'amour Je ne sais si je serai ce héros Mais mon cœur serait tranquille Et les villes s'éclabousseraient de bleu Parce qu'un malheureux Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé Brûle encore, même trop, même mal Pour atteindre à s'en écarteler Pour atteindre l'inaccessible étoile
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge Quand Isabelle dort au berceau de sa joie Sais-tu qu'elle vole la coquine Les oasis du Sahara Les poissons dorés de la Chine Et les jardins de l'Alhambra Quand Isabelle dort plus rien ne bouge Quand Isabelle dort au berceau de sa joie Elle vole les rêves et les jeux D'une rose et d'un bouton d'or Pour se les poser dans les yeux Belle Isabelle quand elle dort
Quand Isabelle rit plus rien ne bouge Quand Isabelle rit au berceau de sa joie Sais-tu qu'elle vole la cruelle Le rire des cascades sauvages Qui remplacent les escarcelles Des rois qui n'ont pas d'équipages Quand Isabelle rit plus rien ne bouge Quand Isabelle rit au berceau de sa joie Elle vole les fenêtres de l'heure Qui s'ouvrent sur le paradis Pour se les poser dans le coeur Belle Isabelle quand elle rit
Quand Isabelle chante plus rien ne bouge Quand Isabelle chante au berceau de sa joie Sais-tu qu'elle vole la dentelle Tissée au coeur de rossignol Et les baisers que les ombrelles Empêchent de prendre leur vol Quand Isabelle chante plus rien ne bouge Quand Isabelle chante au berceau de sa joie Elle vole le velours et la soie Qu'offre la guitare à l'infante Pour se les poser dans la voix Belle Isabelle quand elle chante.
Bien sûr il y a les guerres d'Irlande Et les peuplades sans musique Bien sûr tout ce manque de tendres Il n'y a plus d'Amérique Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur Mais pas d'odeur me monte au nez Bien sûr on marche sur les fleurs Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr il y a nos défaites Et puis la mort qui est tout au bout Nos corps inclinent déjà la tête Étonnés d'être encore debout Bien sûr les femmes infidèles Et les oiseaux assassinés Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes Mais mais voir un ami pleurer!
Bien sûr ces villes épuisées Par ces enfants de cinquante ans Notre impuissance à les aider Et nos amours qui ont mal aux dents Bien sûr le temps qui va trop vite Ces métro remplis de noyés La vérité qui nous évite Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr nos miroirs sont intègres Ni le courage d'être juifs Ni l'élégance d'être nègres On se croit mèche on n'est que suif Et tous ces hommes qui sont nos frères Tellement qu'on n'est plus étonnés Que par amour ils nous lacèrent Mais voir un ami pleurer!
Pour mon plaisir et pour votre plaisir, deux magnifiques chansons du mytique Jacques qu'il était, qu'il est, et qu'il sera à jamais... Ecouter encore et toujours, parfois avec des larmes plein le coeur et le coeur au bord des yeux, mais avec bonheur ce "faiseur" d'émotions authentiques, par moment malheureux et nostalgique, et à d'autre moment heureux et romantique, mais touchant, passionné, merveilleux...
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Il faut oublier Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà Oublier le temps Des malentendus Et le temps perdu A savoir comment Oublier ces heures Qui tuaient parfois A coups de pourquoi Le cœur du bonheur Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Moi je t'offrirai Des perles de pluie Venues de pays Où il ne pleut pas Je creuserai la terre Jusqu'après ma mort Pour couvrir ton corps D'or et de lumière Je ferai un domaine Où l'amour sera roi Où l'amour sera loi Où tu seras reine Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je t'inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je te parlerai De ces amants-là Qui ont vu deux fois Leurs cœurs s'embraser Je te raconterai L'histoire de ce roi Mort de n'avoir pas Pu te rencontrer Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
On a vu souvent Rejaillir le feu D'un ancien volcan Qu'on croyait trop vieux Il est paraît-il Des terres brûlées Donnant plus de blé Qu'un meilleur avril Et quand vient le soir Pour qu'un ciel flamboie Le rouge et le noir Ne s'épousent-ils pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer Je ne vais plus parler Je me cacherai là A te regarder Danser et sourire Et à t'écouter Chanter et puis rire Laisse-moi devenir L'ombre de ton ombre L'ombre de ta main L'ombre de ton chien Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas.
Je vous ai apporté des bonbons Parce que les fleurs c'est périssable Puis les bonbons c'est tellement bon Bien que les fleurs soient plus présentables Surtout quand elles sont en boutons Mais je vous ai apporté des bonbons...
"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Antoine de Saint Exupery
Bonjour,
Je vous remercie de passer me rendre visite, mais soyez indulgents , je ne suis qu'une novice... ( un peu moins quand même... ce blog vient de souffler sa première bougie ce 18 novembre !)
Je viens traîner mes galoches par ici, tout simplement pour partager avec vous mon engouement pour la poésie et la nature, pour "mon" île de Beauté, que j'ai abandonnée il y a quelques années pour la belle Provence...
Et sans défiance, je mets en ligne des sujets qui vont paraître disparates les uns des autres, mais qui ont cependant un point commun : notre terre et l'humain que nous nous devons de respecter ...
Pace e salute...
Lily
0 COMMENTAIRE(S) ?...Pourtant je sais que vous êtes passé(e) par là... L'air est encore embaumé de votre fragrance... Et sur le chemin de vos pas la trace...
Alors vous inconnu(e) qui me lisez ne restez pas ainsi dans l'anonymat... Juste une petite "bafouille"...
Merci...
sourire...
(*-*)
Si vous avez un blog, veuillez laisser votre adresse, je vous rendrai visite avec plaisir...
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